« Elles se tinrent debout [les filles de Tselof’hade] devant Moshé, devant Eleazar …» (BAMIDBAR 27,2).
Au début de la paracha Pin’has, la Torah nous décrit Pin’has, l’homme zélé, qui a tué d’une même lance Zimri, prince de la tribu de Chim’on et Kozbi fille de Tsour (Prince de Midiane). Tsour était le roi le plus important de Midiane (Rachi) et n’a pas hésité à prostituer sa fille, et à l’envoyer séduire les Bné Israel. Les Bné Israel ont ainsi fauté, et une terrible épidémie a frappé le peuple. L’épidémie s’est arrêtée lorsque Pin’has a tué Zimri et Kozbi, « Parce qu’il [Pin’has] a vengé son D. ».
La paracha nous rapporte ensuite un nouveau recensement des Bné Israel.
Après ceci, la Torah nous présente l’épisode des filles de Tselof’hade, qui viennent demander une part de la terre d’Israel.
Leur père est mort, et elles n’ont pas de frère. A priori elles pensaient qu’elles n’auraient pas le droit à une part de la Terre d’Israel. Elles formulent une demande à Moshé, qui lui-même demande à D.
La réponse est claire : la part de Tselof’hade ne sera pas perdue, elle reviendra à ses filles (elles n’avaient pas de frères).
« D. a dit à Bilaam : ne vas pas avec eux [pour maudire] …. » (Bamidbar 22,12)
« D. est venu la nuit vers Bilaam, Il lui dit … lève toi et vas avec eux… » (Bamidbar 22,20)
(BEMIDBAR 21,27)
BALAQ, c'est le nom du roi de Moav qui avait décidé de s'en prendre aux Bné Israel, dans le désert. Cependant, il avait remarqué que la manière forte ne fonctionne pas, puisque les Bné Israel gagnaient leurs guerres de manière surnaturelle.
Balaq décide donc de demander de l'aide à Bilaam, qui est un prophète des nations, et qui va être chargé de maudire les Bné Israel.
Mais Bilaam échouera dans sa mission : il ne parviendra pas à maudire les Bné Israel, au contraire, il les bénira.
Au début de la paracha, D. semble interdire à Bilaam d’aller maudire les Bné Israel (verset en entête). Puis quelques versets plus loin, D. donne son aval à Bilaam. Comment comprendre cette apparente contradiction ?
" Sur cela les poètes diront : venez à ‘Hechbone que soit bâtie et établi la ville de Si’hone ."
(BEMIDBAR 21,27)
Cette semaine nous lisons la paracha ‘Houqat.
‘Houqat nous présente la vache rousse. Le principe est clairement énoncé. Si quelqu’un s’est impurifié au contact d’un mort, il devra se purifier le troisième et le septième jour (après le contact avec le mort), par une eau qui contient des cendres de la vache rousse qui a été sacrifiée.
Mais cette paracha contient aussi l’épisode « des eaux de la querelle ». En effet, les Bné Israel se plaignent de ne plus avoir d’eau, car le puit de Myriam a disparu avec sa mort. D. demande donc à Moshé de prendre son bâton et de parler au rocher. Or Moshé prend son bâton et frappe le rocher à 2 reprises pour que l’eau sorte.
Moshé sera puni et n’entrera pas en Israel. Il fallait parler au rocher, et non pas le frapper.
A la fin de la paracha, on a la guerre d’Israel contre Si’hone le Roi des Emoréens. Ils ont refusé le droit de passage au Bné Israel : Israel leur fait donc la guerre. Les Bné Israel ont ainsi conquis la ville de Si’hone.
" Ils descendirent, eux et tout ce qui leur apprtenait, vivants dans la tombe ; la terre les couvrit et ils furent perdus du sein de la communauté ."
(BEMIDBAR 16,33)
La Paracha de la semaine expose la révolte de Qora'h et de ses acolytes. Qora'h revendique le poste de Cohen Gadol (Grand Prêtre). Il reproche à Moshé d'avoir injustement nommé Aaron, son frère, comme Cohen Gadol.
Ils se révoltent donc contre l'autorité de Moshé et par voie de conséquence contre D.
Ces révoltés finiront engloutis par la terre. (verset en entête)
Le dernier chapitre de la guemara Sanhédrine, présente tous ceux qui ont le droit au monde futur, et ceux qui n’y ont pas le droit.
Selon le Rambam, le monde futur exposé dans ce chapitre, est le monde des âmes, après la mort. Le Ramban (avec un « n ») et d’autres commentateurs richonimes pensent que le monde futur exposé par les sages de la guemara fait référence au monde que l’on connaîtra après la résurrection des morts.
La guemara Sanhédrine 109b nous explique que l’assemblée de Qora'h n’a pas de part au monde futur.
En effet Rabbi Aquiva dit sur le verset en entête :
La terre les couvrit : ils perdent la vie dans ce monde ci.
Ils furent perdus du sein de la communauté : ils perdent leur part au monde futur.
" Car c’est la parole de D. qu’il a méprisée, et son commandement il a violé, que soit retranchée [hikaret, tikaret = répétiton] cette personne, qui portera sa faute ."
(BEMIDBAR 15,31)
La Paracha CHELA'H LE'HA présente le tristement célèbre épisode des explorateurs. Les Bné Israel ont demandé de visiter la Terre d'Israel avant d'y entrer. Moché nomme donc les plus éminentes personnalités (un représentant par tribu). Il bénit Yehochoua. Les explorateurs partent en Israel et reviennent avec de terribles nouvelles.
A la fin de la paracha, on trouve un passage qui explique les lois du prélévement de la ‘Hala, puis des lois pour celui qui faute par inadvertance ou intentionnellement.
C’est à ce stade, dans la paracha, que l’on trouve le verset en entête.
Le dernier chapitre de la guemara Sanhédrine, présente tous ceux qui ont le droit au monde futur, et ceux qui n’y ont pas le droit.
Selon le Rambam, le monde futur exposé dans ce chapitre, est le monde des âmes, après la mort. Le Ramban (avec un « n ») et d’autres commentateurs richonimes pensent que le monde futur exposé par les sages de la guemara fait référence au monde que l’on connaîtra après la résurrection des morts.
" Deux hommes restèrent dans le camp…, Eldad et Medad prophétisent dans le camp"
(Bamidbar 11,26-27).
La paracha de la semaine commence par la présentation de la mitswa confiée à Aaron : l’allumage de la Menora, le chandelier à sept branches.
Puis, la paracha expose les lois de Pessa’h Cheni (le rattrapage de pessa’h), certains déplacements des Bné Israel dans le désert orchestrés par les colonnes de nuées le jour, et de feu la nuit.
" "[A propos du Nazir] … et il [le cohen] fera expiation pour lui [le nazir] de ce qu’il a fauté par un mort… »
(Bamidbar 6,11).
Cette semaine, nous fêterons à partir de Mardi soir, la fête de Chavouot. Nous célébrons La Révélation, le don de la Torah.
Après la libération physique à Pessa’h, nous devons progresser pour atteindre la libération morale, 50 jours plus tard, à Chavouot.
Nos maîtres nous demande d’ailleurs de nous préparer. C’est pourquoi, chaque chabbat, entre pessa’h et chavouot, nous avons lu un chapitre des Pirqé Avot, Les Maximes des Pères. C’est un traité de la michna, un peu original, puisqu’il parle des midotes, des traits de caractères. La michna nous explique quelles sont les midotes à fuir et quelles sont les midotes à acquérir.
" D. parla à Moshé dans le désert du Sinaï…"
(Bamidbar 1,1).
Nous commençons cette semaine le 4è livre de la Torah, Bamidbar (=littéralement « dans le désert »).
La paracha est essentiellement consacrée au comptage des Bné Israel, puis aux missions attribuées à la tribu des Léviim.
La Torah commence ici par dire D. parle à Moshé dans le désert du Sinaï.
Le Midrach Raba nous explique que la Torah a été donnée dans 3 éléments : le feu, l’eau et le désert. En effet, comme le dit le verset en entête, D. a parlé du désert du Sinaï.
La guemara Erouvin 53b, nous dit qu’il faut se transformer en désert si l’on veut acquérir la Torah. Si nous sommes comme le désert, qui est piétiné de tous, alors nous recevons la Torah en cadeau. En clair il faut savoir être humble.
La guemara Sanhédrine 88b cite quelques qualités du juge : il doit savoir baisser les genoux.
« Au Jubilé [yovel = La 50è année], il [le bien] sortira et reviendra à son héritage »" (VAYIQRA 25, 28)
«Ne prends pas de lui intérêt et usure… » (VAYIQRA 25, 36)
Cette semaine, nous lirons deux parachiot : Behar et Be’houqotay.
La paracha Behar commence par présenter les lois de la Chemita (l'année chabbatique de la terre, on ne doit pas travailler la terre pendant un an), et celles du Yovel (=Jubilé).
Puis, la Torah continue avec de nombreuses lois "sociales", qui assainissent le comportement de l'homme avec son prochain, comme l’interdiction de prêt à intérêt.
Joseph E. Stiglitz, américain, prix Nobel d’économie, a sorti son livre « Le triomphe de la cupidité », traduction de Paul Chemla en février de cette année (éditions LLL).
Il explique, entre autres les causes de la crise financière que l’on a commencé à ressentir en 2008.
" Vous compterez pour vous à partir du lendemain du jour de repos …sept semaine complètes."
(VAYIQRA 23,15).
La Paracha de cette semaine présente plusieurs sujets : certains sont tristes, et d’autres joyeux.
Ainsi, la paracha commence par parler du Cohen qui serait endeuillé et des lois qui le concernent à ce moment.
Puis, Emor, termine par la présentation des fêtes de la Torah, un sujet on ne peut plus joyeux.
A l’intérieur du thème des fêtes, la Torah demande de compter le Omer : depuis le lendemain de Pessa’h jusqu’à Chavouot (il y a 49 jours à compter), " Vous compterez pour vous à partir du lendemain du jour de repos …" (VAYIQRA 23,15). Comme en ce moment, nous comptons le Omer, et dans moins de 3 semaines nous fêterons Chavouot.
Le but est donc d’arriver à Chavouot, la fête des semaines, la fête où l’on reçoit la Torah. On fête la révélation. D., se révèle donc aux Bné Israel et donne Son message intemporel par l’intermédiaire de Moshé notre Maître. C’est la Torah qui va constituer le réel ciment du peuple.
Le Rambam est l’auteur, entre autres, d’un commentaire sur les 6 livres de la Michna, (le concentré de la Loi Orale qui a été compilé par Rabbi Yehouda Hanassi).