"… Soyez saints car Je suis saint…"
(VAYIQRA 19,2)
Cette semaine nous lisons 2 parachiot, A’haré Mot et Quedochim. La première paracha est essentiellement consacrée au service du Cohen Gadol le jour de Yom Kippour.
C’est d’ailleurs la paracha que l’on lit le matin de Yom Kippour.
La paracha Quedochim, dont est issu le verset en entête, présente beaucoup de lois sociales qui régissent les relations de l’homme envers son prochain.
Au début de la paracha Quedochim, la Torah nous demande d’être saint, à l’instar de D.
Mais qu’est-ce qu’être saint ?
"Et le 8è jour, on circoncira …"
(VAYIQRA 12,3)
La paracha Tazria est essentiellement consacrée aux problèmes de pureté est d’impureté. En particulier 2 types d’impureté sont présentés :
- L’impureté de la femme après qu’elle ait donné naissance à un enfant. Cette forme d’impureté n’est pas un jugement de valeur (la femme n’est pas inférieure à l’homme !). C’est un concept qui n’est pas évident à comprendre, mais qui a des incidences matérielles. Ainsi, par exemple, la femme est interdite à son mari tant qu’elle n’est pas redevenue « pure ».
- L’impureté qui provient de la Tsaraat = certaines tâches sur la peau, sur des vêtements ou sur les murs d’une maison. C’est une maladie qui existait à l’époque du Temple. La Tsaraat frappait l’auteur de médisance = Lachone Harah. Rappelons que le Lachone Harah est le fait de rapporter une parole, même vraie, sur son prochain, cette parole étant susceptible de lui nuire.
Le verset en entête rappelle l’obligation de circoncire les garçons. En effet, il semble que ce soit un rappel, puisque dans le premier livre de la Torah, on a :
« D. dit à Avraham : et toi garde mon alliance, toi et ta descendance après toi, pour l’éternité » Berechit (17,9).
Dans la guemara Sanhédrine 59a, on nous apprend que tous les commandements qui ont été donnés aux Bné Noa’h, et qui ont été répétés aux Bné Israel, concernent les Bné Noa’h ainsi que les Bné Israel.
On appelle Bné Noa’h : les non-juifs. Traditionnellement, nous savons que la Torah demande à l’humanité dans son ensemble l’application des 7 Lois Noa’hides (guemara Sanhédrine 56a) :
"Tout ce qui n’a pas de nageoires et d’écailles, dans l’eau, sera dégoûtant pour vous."
(VAYIQRA 11,12)
La paracha Chemini est consacrée au service dans le Michkan (le Temple du désert). On y trouve aussi deux autres sujets : la mort des deux fils de Aaron le Cohen Gadol, et l’exposé des lois de cacherout.
Le verset en entête expose la loi concernant la cacherout des poissons : il faut des écailles et des nageoires.
Tsav est la seconde paracha du 3è livre de la Torah, le lévitique. Cette paracha, comme la plupart des parachiot du Lévitique, est consacrée au service du Temple.
Mais ce chabbat s’appelle aussi « hagadol » : La semaine prochaine nous vivrons Pessa’h, et le chabbat qui précède, est nommé hagadol.
Le Rambam, dans les lois sur le Chema’ nous explique qu’il y a une mitswa de se rappeler de la sortie d’Egypte le jour et la nuit, comme il est écrit « Afin que tu te souviennes du jour de la sortie d’Egypte TOUS les jours de ta vie » (Devarim 16,3)
Toutefois, le ‘Hinou’h s’étonne du fait que le Rambam ne compte pas cette mitswa quotidienne dans le Sefer Hamitswot.
Seule, la mitswa de raconter la sortie d’Egypte la nuit du 15 nissan y est comptée.
" Et les Anciens de l’assemblée appuieront leurs mains sur le taureau…"
(VAYIQRA 4,15)
Nous commençons cette semaine, le troisième livre de la Torah, le livre de Vayiqra, appelé "Le Lévitique", car il a pour thème principal le service de D. (au Temple ou dans le Michkan ) qui était effectué par la tribu des Lévi. Cette tribu inclut les Léviim mais aussi les Cohanim.
La première paracha du Lévitique, Vayiqra, est quant à elle consacrée aux offrandes/sacrifices. En effet, il n’y a pas de mots en français pour traduire le concept de « korbane ».
La guemara Sanhédrine, qui est étudiée en ce moment par ceux qui suivent le rythme du Daf Hayomi, à la page 13b, nous explique la discussion en Rabbi Chim’one et Rabbi Yehouda sur la « smi’hate zeqenim » (les anciens qui appuyaient) et le nombre de juges qui doivent participer à cette action.
« Durant 6 jours le travail sera fait, et le 7è jour sera saint pour vous..»
(CHEMOT 35,2)
Cette semaine, nous lirons la paracha Vayakel. Avant de re-présenter la construction du sanctuaire (Michkan = Temple démontable du désert), la Torah nous souligne encore une fois l'importance du chabbat.
En effet, nous apprenons que le chabbat prime sur la construction du Michkan, le Temple démontable du désert.
Les 39 travaux interdits le chabbat (et leurs dérivés), sont ceux qui ont permis la construction du Michkan.
Rabbi Avraham, fils du Rambam, explique dans son Livre « Hamaspiq leovdé hachem », qu’il y a différents niveaux d’applications des commandements de D.
« Puis Je retirerai Ma paume, et tu verras Mon dos, mais Ma Face ne sera pas vue » CHEMOT (33,22).
La Paracha Ki Tissa est marquée par l'épisode du veau d'or et sa conséquence : la destruction des premières Tables de la Loi.
En effet, Moshé a reçu les Tables de Loi, et à la fin des 40 jours, D. lui dit de descendre car le peuple s’est corrompu.
D. veut détruire le peuple, alors Moshé supplie, implore le Créateur. D. pardonne. C’est un moment de grande proximité entre Moshé et le Créateur.
Comme on le voit dans le verset en entête, D. se dévoile à Moshé.
A propos du verset en entête, je tiens à vous présenter un nouvel extrait des 13 articles de foi du Rambam.
« Et eux, ils prendront l’or, l’azur, le pourpre, le vermillon cramoisi, le lin fin » CHEMOT (28,5).
La Paracha Tetsave est la suite logique de la Paracha de la semaine dernière (Terouma). Après avoir expliqué la construction du Michkan, le sanctuaire, la Torah présente le Cohen qui y travaillera. La Torah insiste donc sur les habits du Cohen, et sur les tâches que ce dernier accomplira.
Le verset en entête nous parlent des collecteurs qui allaient ramasser les offrandes pour la construction du Michkan.
La guemara Baba Batra 8b présente des lois relatives à la collecte d’argent pour les pauvres de la ville.
« Et ses 20 colonnes, et ses 20 socles seront en airain ; les crochets [vavé] des colonnes, et leurs tringles seront en argent » CHEMOT (27,10).
La paracha de la semaine est consacrée à l’explication de la construction du Michkan (= Temple démontable utilisé dans le désert) et à celle des ustensiles qui y étaient utilisés (l’Arche, la Ménora, la Table …). La paracha commence par exposer le financement de cette construction.
Le verset en entête décrit la cour du Michkan. A propos des « vavim »= crochets, la guemara Sanhédrin 22A dit :
« Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, au pauvre qui est avec toi, ne sois pas pour lui comme un créancier… »
Chemot 22, 25
La Paracha Michpatim présente essentiellement des mitswot « sociales » qui régissent les relations entre l’homme et son prochain.
De la même façon que les 10 paroles (les 10 commandements, dans la Paracha précédente, YITRO) proviennent du Mont Sinaï, lieu de La Révélation, les lois sociales sont aussi issues du Mont Sinaï (Rachi).
A propos du verset en entête, Rashi nous rapporte les paroles de Rabbi Ychmael : chaque fois que la Torah utilise le mot « si », cela signifie que cela introduit une condition (c’est facultatif), sauf pour 3 exceptions pour lesquelles on utilise « si » et c’est une obligation. Le verset en entête fait partie de ces exceptions, c’est une obligation : il faut prêter de l’argent au pauvre.