«… Et tout ce que tu me donneras, le dixième je prélèverai [assere aassérénou] pour toi »
(BERECHIT 28,22)
Le début de la Paracha Vayetse présente le départ de Yaaqov de Beer Sheva vers ‘Haran. Il fuit Esaw, et suit le conseil de ses parents : aller chez Lavan, le frère de sa mère, (à ‘Haran) afin d’épouser une de ses filles. Rappelons que Yaaqov voulait épouser Ra’hel, mais par la tromperie de Lavan, il se maria d’abord avec l’aînée à savoir Léa. C’est chez Lavan que naîtront les enfants de Yaaqov, les tribus d’Israel (sauf Binyamin).
La guemara Ketouvot 50a nous explique que nos maîtres ont institué à Oucha plusieurs règles.
Oucha est une ville de Galilée. C’est un des lieux où a séjourné le Sanhédrine, à l’époque de la destruction du second Temple. Son passage dans la ville de Yabné est d’ailleurs plus connu que celui à Oucha.
« Esaw dit à Yaaqov : donne-moi de ce rouge, ce rouge là [un plat de lentilles]… »
Berechit (25,30)
La paracha Toledot nous raconte une partie de la vie de Isaac et de sa femme Rivka. Au début de la paracha, Rivka met au monde des jumeaux : Esaw et Yaaqov. Ces derniers sont complètement différents : Esaw est un chasseur, un guerrier ; Yaaqov est un homme de Torah.
Dans cette paracha, Yaaqov achète le droit d’aînesse qu’Esaw dédaigne et méprise. A la fin de Toledot, grâce à la clairvoyance de Rivka, Yaaqov obtient toutes les bénédictions de son père Yts’haq, la bénédiction sur l’aspect matériel, puis celle du spirituel.
Dans le verset en entête on remarque que Esaw ne considère pas le droit d’aînesse, ce droit vaut pour lui uniquement « le rouge ». Rachi explique que c’est un plat de lentilles que Yaaqov avait préparé.
« Avraham se dépêcha vers la tente, vers Sarah et dit : Dépêche-toi [prends] trois mesures de fine farine, pétris [les] et fais des gâteaux. Et vers le bétail courut Avraham. Il prit un veau [pour chacun des invités] tendre et bon, le donna au jeune homme… »
Berechit (18,6-7)
VAYERA est La Paracha qui nous raconte plusieurs moments clés de la vie d’Avraham :
- La visite des anges qui viennent annoncer que Sara aura un fils
- La négociation avec D. pour sauver les villes de Sodome et Gomorrhe
- Le sauvetage de Loth et la destruction de Sodome et Gomorrhe
- La rencontre avec Avimele’h
- Sarah qui enfante Yts’haq, la brith mila de Yts’haq
- Avraham qui doit renvoyer Ychmael
- L’ultime épreuve : la ligature de Yts’haq.
Au début de la paracha, la Torah nous montre le modèle de bonté que représente Avraham.
« Dis, je t’en prie que tu es ma soeur, afin qu’il m’arrive du bien pour toi, et mon âme vivra grâce à toi » Berechit (12,13)
« Et à Avram, il fit du bien pour elle… » Berechit (12,16)
Cette semaine nous lisons la paracha LE’H LE’HA.
Après les échecs que les hommes ont générés depuis la création du monde (la faute de Adam et ‘Hava, la génération du déluge, celle de la Tour de Babel), un homme apparaît dans la Paracha de cette semaine. C’est un homme hors du commun, c’est Avraham (Nous l’appellerons ainsi, bien qu’au début de la paracha, il soit nommé Avram).
« Car le penchant de l’homme est mauvais depuis sa jeunesse…»
(BERECHIT 6,21)
Dans la paracha de la semaine, la paracha Noa’h, on vit deux épisodes où l’humanité s’est opposée à son Créateur.
A l’époque de Noa’h, l’humanité a fauté et a été complètement détruite par le déluge. A la fin de la paracha, c’est la génération qui a voulu se séparer de son Créateur en érigeant la Tour de Babel.
A la fin de l’épisode du déluge, D. promet qu’Il ne détruira plus toute l’humanité, comme Il l’a accompli pour cette génération. Et Il dit à ce moment le verset en entête.
A propos du verset en entête la guemara Qidouchine 30b explique :
Nos Maîtres ont enseigné que le mauvais penchant de l’homme est vraiment terrible puisque même Son Créateur [D.] le qualifie de mauvais, comme le verset en entête le dit.
Besimana Tava
« D. vit que la lumière était bonne ; D. sépara entre la lumière et les ténèbres.»
(BERECHIT 1,4)
Nous venons de terminer les fêtes du mois de Tichri. Nous avons pu ressentir une proximité avec le Roi. Mais maintenant les cadeaux sont finis… Si l’on veut retrouver cette proximité, il faut le vouloir. Il faut aller vers le Roi…, dans la vie il faut faire des efforts.
Ce n’est plus Lui qui vient vers nous. C’est à nous de bien savoir utiliser l’énergie emmagasinée et nos bonnes résolutions, pour tenter de s’élever vers le Roi.
S’élever, c’est essentiellement une chose… tenter de connaître le Roi. Mais, pour cela, il n’y a pas 36 solutions. Si je veux tenter de Le connaître, je dois étudier Son message intemporel, la Torah. Et bien sûr intégrer en moi cette Torah… je dois me comporter comme un homme de Torah.
Pour comprendre la Torah écrite, la Torah Orale (le Talmud) est indispensable. C’est pourquoi, cette année, je tenterai, bli neder (sans engagement formel), de rédiger ce commentaire hebdomadaire (bli neder) en traduisant des passages de guemara qui expliquent un verset de la paracha.
De cette façon, nous comprendrons mieux, que sans étudier et comprendre la Loi Orale, on ne comprend rien à la Loi Ecrite.
Dans le verset en entête, la Torah nous dit que D. a séparé entre la lumière et les ténèbres. C’est un verset auquel nous faisons allusion, chaque samedi soir, après chabbat, lorsque nous faisons la Havdala. Nous disons « Béni sois Tu … celui qui sépare entre la lumière et les ténèbres…. ».
Le grand rendez-vous est derrière nous. Les compteurs ont été remis à zéro. Kipour est fini. La proximité avec le Roi des 10 jours de Techouva est aussi passée.
Mais comme notre Créateur nous aime, Il nous donne une semaine de plus, il vient avec nous dans les cabanes, les soukot.
« Le Rocher [le Créateur] parfaite est Son œuvre, car toutes Ses voies sont jugement, un D. fidèle et sans iniquité, Il est juste et droit.»
(DEVARIM 32,4)
Comme d’habitude, tout ce que j’écris, c’est pour moi, ce n’est pas une leçon que je donne au lecteur. J’écris pour mes proches et pour moi.
La paracha Aazinou, que nous lirons Chabbat est un chant dans lequel Moshé prend le ciel et la terre à témoin. On y lira le verset en entête, qu’on ne peut pas ne pas mettre en parallèle avec Yom Kippour.
« Toutes Ses voies sont jugement … Il est juste et droit ». Et c’est devant Lui que l’on se présente à Yom Kippour. C’est Lui qui nous juge. Il connaît toutes nos pensées. Il sait tout ce qu’il y a derrière nos apparences.
« Rabbi Crospeday dit au nom de Rabbi Yo’hanan : 3 livres sont ouverts à Roch Hachana. Le livre des mécréants, le livre des justes, le livre des gens tangents. Les justes sont immédiatement inscrits dans le livre de la vie, les mécréants sont immédiatement inscrits dans le livre de la mort, les tangents sont suspendus jusqu’à YOM KIPOUR. S’ils ont mérité, ils sont inscrits dans le livre de la vie, sinon ils sont inscrits dans le livre de la mort. »
Guemara Roch Hachana 16b.
Nous y sommes presque, plus quelques jours et nous serons jugés par le Roi des Rois, santé, ressources financières, capacités intellectuelles…. Le monde entier est jugé à Roch Hachana.
"Sois béni dans la ville, sois béni dans le champ."
(DEVARIM 28,3)
Cette semaine, nous lisons la Paracha Ki Tavo. Cette longue paracha a une caractéristique tristement connue, elle comporte des bénédictions, mais aussi et surtout 98 malédictions terribles. Il faut vraiment les lire et les comprendre. Cela remet les idées en place avant le jugement à Roch Hachana.
Néanmoins, la paracha nous dit que si nous écoutons la voix de D., alors nous serons comblés de bénédictions (Devarim 28,1). Parmi ces bénédictions, on trouve celle du verset en entête.