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לימוד תורה
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KI TISSA 5769

« Moshé implora [waye’hal] la face de D. …»
(CHEMOT 32,10)

La Paracha Ki Tissa est marquée par l'épisode du veau d'or et sa conséquence : la destruction des premières Tables de la Loi.
En effet, Moshé a reçu les Tables de Loi, et à la fin des 40 jours, D. lui dit de descendre car le peuple s’est corrompu.
D. veut détruire le peuple, alors Moshé supplie, implore le Créateur (verset en entête).

La guemara bera’hot 32a donne plusieurs explications du mot « wayeh’al ».

Ainsi, Rava dit que Moshé a prié jusqu’à que D. se défasse de son voeu d’anéantissement des Bné Israel.

En effet, le mot « waye’hal » est de la même racine que que le verbe qui parle des voeux dans Bamidbar (30,3) : Il ne PROFANERA pas sa parole, tout ce qui est sorti de sa bouche, il fera.

On apprend dans la guemara Nedarim que celui qui fait un voeu sous l’emprise de la colère, alors, trois hommes (ou un seul, si c’est un expert) peuvent défaire son voeu.

Loin de nous de penser que D. a besoin de Moshé pour se défaire de son voeu, Rava nous illustre ici simplement l’attitude de D.

Tout se passe comme si D. a accepté les supplications de Moshé, et annule son voeu.

A YOM KIPOUR, moshé redescendra du Mont Sinaï avec les secondes tables de la Loi : D. a pardonné.

De nos jours, il y a très peu d’idolâtrie au sens premier… on n’imaginerait pas des juifs se prosterner devant une statut… néanmoins nos maîtres nous disent qu’il y a une nouvelle idole : l’argent, le matérialisme.

Le veau d’or devant lequel on se prosterne, c’est l’argent… tout le monde court après lui.

La Torah nous apprend à considérer l’argent : c’est un moyen de faire des mitswot, de faire du bien à son prochain… C’est un moyen et non une fin.

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN
www.limud.net

D’après Guemara Bera’hot 32a Editions Sotenschtein