« Puis Je retirerai Ma paume, et tu verras Mon dos, mais Ma Face ne sera pas vue » CHEMOT (33,22).
La Paracha Ki Tissa est marquée par l'épisode du veau d'or et sa conséquence : la destruction des premières Tables de la Loi.
En effet, Moshé a reçu les Tables de Loi, et à la fin des 40 jours, D. lui dit de descendre car le peuple s’est corrompu.
D. veut détruire le peuple, alors Moshé supplie, implore le Créateur. D. pardonne. C’est un moment de grande proximité entre Moshé et le Créateur.
Comme on le voit dans le verset en entête, D. se dévoile à Moshé.
A propos du verset en entête, je tiens à vous présenter un nouvel extrait des 13 articles de foi du Rambam.
« Et eux, ils prendront l’or, l’azur, le pourpre, le vermillon cramoisi, le lin fin » CHEMOT (28,5).
La Paracha Tetsave est la suite logique de la Paracha de la semaine dernière (Terouma). Après avoir expliqué la construction du Michkan, le sanctuaire, la Torah présente le Cohen qui y travaillera. La Torah insiste donc sur les habits du Cohen, et sur les tâches que ce dernier accomplira.
Le verset en entête nous parlent des collecteurs qui allaient ramasser les offrandes pour la construction du Michkan.
La guemara Baba Batra 8b présente des lois relatives à la collecte d’argent pour les pauvres de la ville.
« Et ses 20 colonnes, et ses 20 socles seront en airain ; les crochets [vavé] des colonnes, et leurs tringles seront en argent » CHEMOT (27,10).
La paracha de la semaine est consacrée à l’explication de la construction du Michkan (= Temple démontable utilisé dans le désert) et à celle des ustensiles qui y étaient utilisés (l’Arche, la Ménora, la Table …). La paracha commence par exposer le financement de cette construction.
Le verset en entête décrit la cour du Michkan. A propos des « vavim »= crochets, la guemara Sanhédrin 22A dit :
« Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, au pauvre qui est avec toi, ne sois pas pour lui comme un créancier… »
Chemot 22, 25
La Paracha Michpatim présente essentiellement des mitswot « sociales » qui régissent les relations entre l’homme et son prochain.
De la même façon que les 10 paroles (les 10 commandements, dans la Paracha précédente, YITRO) proviennent du Mont Sinaï, lieu de La Révélation, les lois sociales sont aussi issues du Mont Sinaï (Rachi).
A propos du verset en entête, Rashi nous rapporte les paroles de Rabbi Ychmael : chaque fois que la Torah utilise le mot « si », cela signifie que cela introduit une condition (c’est facultatif), sauf pour 3 exceptions pour lesquelles on utilise « si » et c’est une obligation. Le verset en entête fait partie de ces exceptions, c’est une obligation : il faut prêter de l’argent au pauvre.
«Je suis l’Eternel ton D.… »
Chemot (20,2).
Cette semaine nous vivons le but de la sortie d’Egypte, le Don de la Torah. Mais ce n’est pas seulement le but de la sortie d’Egypte, c’est le but de l’humanité. Par la Torah, nous connaissons Sa volonté, et nous pouvons donc nous rapprochons de Lui.
D., dans notre paracha, se révèle donc aux Bné Israel et donne Son message intemporel. C’est la Torah qui va constituer le réel ciment du peuple.
Lors de la révélation, les Bné Israel écoutent les 10 paroles (traduits incorrectement souvent par les 10 commandements).
Le Rambam est l’auteur, entre autres, d’un commentaire sur les 6 livres de la Michna, (le concentré de la Loi Orale qui a été compilé par Rabbi Yehouda Hanassi).
«…Voici mon D., et je veux l’embellir [véanevéhou]… »
Chemot (15,2).
Après la sortie d’Egypte, nous vivons cette semaine la traversée de la Mer des Joncs.
C'est dans la Paracha Bechala'h que Pharaon regrette d'avoir laissé sortir les Bné Israel d'Egypte. Il les poursuit donc avec son armée, jusqu'à la Mer des Joncs. La mer s'ouvre, les Bné Israel passent à pieds secs, les égyptiens les suivent et sont engloutis. Ils chantent « Az yachir Moshé ». La fin de la paracha présente la manne qui tombe chaque jour de la semaine, sauf le chabbat.
La guemara Chabbat 133b, explique le verset en entête. On y explique, que l’on a l’obligation d’embellir les mitswot.
« C’est une nuit gardée [=chimourim] de D. pour les faire sortir du pays d’Egypte, cette nuit là de D., [une nuit] de protection [=chimourim] pour tous les enfants d’Israel pour leurs générations »
Chemot (12,42).
La paracha BO nous raconte les trois dernières plaies (les sauterelles, l’obscurité et la mort des premiers nés) ainsi, que la suite logique, la sortie d’Egypte.
C'est aussi dans cette paracha la première fois où les Bné Israel, en tant que peuple, reçoivent des commandements divins (Mitswot).
Dans la guemara Roch Hachana à la fin de la page 10 et au début de la page 11, on trouve le début de la discussion entre Rabbi Eliezer et Rabbi Yehouchoua à propos de la Création du monde.
« Aaron prit pour épouse Elichava fille de Aminadav, soeur de Na’hchone..»
Chemot (6,23).
La paracha de la semaine expose le début du processus de la libération des Bné Israel d’Egypte.
Ainsi, dans Vaera nous trouvons les sept premières plaies (sur 10) qui ont frappé les Egyptiens, avant la fin de l’esclavage des Bné Israel.
Rava, dans la guemara Baba Batra 110a nous dit que l’homme qui se marie doit auparavant vérifier la personnalité de ses futurs beaux-frères : les frères de sa future femme.
«[Pharaon dit] Allons, rusons envers lui, de peur qu’il ne se multiplie, et ce sera, si une guerre survient, il se joindra aussi à nos ennemis...»
Chemot (1,10).
La Paracha CHEMOT, est comme son nom l'indique la première du livre de CHEMOT. Littéralement, CHEMOT = "noms", mais on a pris l'habitude d'appeler le 2è livre de la Torah "l'Exode", en référence au thème principal, la sortie d'Egypte.
La paracha de la semaine commence par nous présenter la dégradation de la situation des Bné Israel en Egypte. De la position d'invités privilégiés du temps où Yossef était vice-roi d'Egypte, les Bné Israel sont à présent des esclaves.
Mais, ce n’est pas tout, Pharaon veut être sûr de bien maîtriser son sujet, c’est pourquoi, il décide de jeter à l’eau tous les mâles qui naîtraient parmi les Bné Israel.
Quand il dit « rusons » (verset en entête), c’est à cette décision que cela fait allusion (Rashi sur le verset).
« Ils [les frères] ordonnèrent de dire à Yossef, ton père a ordonné avant sa mort en disant : Ainsi vous parlerez à Yossef, je t’en prie, pardonne la faute de tes frères….»
Berechit (50,16-17).
La paracha de la semaine conclut le livre de Béréchit. Le peuple des enfants d’Israel (Yaaqov) est à présent une entité à part entière, bien que résidant en Egypte.
Yaaqov, le troisième patriarche bénit, dans notre paracha, ses enfants, les 12 tribus, avant de rejoindre le monde de la Vérité.
La guemara Yebamot 65b, nous rapporte au nom de Rabbi Aleazar, fils de Rabbi Chim’one qu’il est permis de changer la vérité pour préserver la paix. Comme, il est dit (verset en entête) « ton père a ordonné »…