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לימוד תורה
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TSAW 5769 - CHABBAT HAGADOL

« Et ce qui en reste [de l’offrande], Aaron et ses fils le mangeront ; ce sera mangé en matsot, dans un endroit saint… »
Wayiqra (10,9)

Tsav est la seconde paracha du 3è livre de la Torah, le lévitique. Cette paracha, comme la plupart des parachiot du Lévitique, est consacrée au service du Temple.

Dans le verset en entête, la Torah nous explique, que la min’ha, l’offrande, composée de farine, et d’huile est partiellement présentée sur l’autel, le reste est mangé en matsot.

En effet, la plupart des offrandes provenant de céréales étaient de la matsa et non du ‘hametz = de la pâte qui a eu le temps de lever.

Aujourd’hui, nous n’avons plus ces offrandes… mais, une semaine par an nous ne mangeons pas de ‘Hamets…

La semaine prochaine nous vivrons Pessa’h, et ce chabbat, c’est chabbat haggadol.

***** Pourquoi ce chabbat s’appelle chabbat Hagadol ? ****

Le Rav Elyachiv nous fait remarquer que c’est le seul jour qui a été nommé « hagadol » = « le grand », et nous propose une explication.

Pourquoi cela ? Parce que les Bné Israel ont pris un agneau, la divinité egyptienne, et l’ont attaché au pied du lit, le 10 du mois de nissan, et c’était un chabbat (comme cette année).
Les egyptiens auraient pu réagir et s’en prendre physiquement aux Bné Israel, mais il n’en fut rien.
Par référence à ce miracle, on a nommé chabbat hagadol.

Pourtant, il y a eu d’autres miracles beaucoup plus grands en Egypte !

Mais tout le monde n’avait pas conscience de vivre ces autres miracles.

Il y a des miracles pour lesquels même ceux qui en bénéficient ne se rendent pas compte que c’est un miracle.

On comprend ainsi le verset du psaume 136 « Il a fait des grandes merveilles tout seul, car Sa bonté est éternelle ». Il nous fait des miracles, mais on ne réalise pas.

Par opposition, lors du chabbat hagadol d’Egypte, tous les Bné Israel savaient que les egyptiens cherchaient un prétexte pour lancer un pogrom et exterminer les juifs. Sacrifier la divinité egyptienne, l’agneau en était un. Et pourtant, D. nous a protégés.

Les Bné Israel, là, ont ressenti le miracle. C’est pour cela que l’on a nommé ce chabbat, chabbat Hagadol, le grand.

Le travail de Pessa’h est donc d’essayer de comprendre toutes les bontés que nous offre notre D. Il faut comprendre qu’Il est tout le temps avec nous, si on le veut bien.

En améliorant notre comportement, vis-à-vis des hommes et vis-à-vis de D., on fait de la place au Créateur dans notre quotidien.

Préparer Pessa’h, c’est aussi penser aux autres, à ceux qui ont faim.

Morénou vérabénou, Le Rav Ovadia Yossef Chlita, cite dans sa hagada, un commentaire à ce sujet.

On commence la hagada par Ha la’hma Ania, « Voici le pain de misère… que tout celui qui a besoin entre et fasse Pessa’h avec nous !.... »

Puis on a « Ma nichtana », l’enfant demande, pourquoi tant de différences avec les autres nuits.
L’enfant sous entend, que les autres jours, le père n’est pas aussi généreux, il n’ouvre pas sa porte (ni son porte monnaie) aux pauvres.

Alors la Haggada enchaîne, « Nous étions les esclaves de Pharaon en Egypte ». L’enfant comprend…
De la même façon que Pharaon parlait et ne tenait pas ses paroles, alors le père fait la même chose… Il parle avec sa bouche, mais n’est pas prêt à accueillir le pauvre.

Accueillir le pauvre, c’est aussi et surtout l’aider à passer la fête … lui donner de l’argent avant Pessa’h.

J’ai entendu du Rav MAzouz de Kissé Ra’hamim :

Kim’ha de Pis’ha = Farine de Pessa’h = de la nourriture ou de l’argent que l’on a l’habitude de donner aux pauvres pour préparer Pessa’h.

Kim’ha = 149 (valeur numérique)

Pis’ha = 149 (valeur numérique)

La somme des deux = 298 = Ra’hamim = clémence /miséricorde Divine.

Celui qui ouvre sa poche pour Pessa’h connaîtra la clémence /miséricorde Divine.

En ce moment, beaucoup de nos frères ont faim. Alors ouvrons notre poche, « que tout celui qui a besoin vienne et mange » ne soit pas qu’une parole. IL FAUT DONNER.

PESSA’H CACHER VE SAMEA’H

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN
www.limud.net

D’après Divré Agada, et Otsarot Yossef (Haggada du Rav Ovadia)