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לימוד תורה
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TAZRIA 5769

" Et de la chair, s’il y a sur sa peau une inflammation qui guérit."
(VAYIQRA 13,18).

Cette semaine nous lisons 2 parachiot : Tazria et Metsora.

La paracha Tazria est essentiellement consacrée aux problèmes de pureté est d’impureté. En particulier 2 types d’impureté sont présentés :

- L’impureté de la femme après qu’elle ait donné naissance à un enfant. Cette forme d’impureté n’est pas un jugement de valeur (la femme n’est pas inférieure à l’homme !). C’est un concept qui n’est pas évident à comprendre, mais qui a des incidences matérielles. Ainsi, par exemple, la femme est interdite à son mari tant qu’elle n’est pas redevenue « pure ».

- L’impureté qui provient de la Tsaraat = certaines tâches sur la peau, sur des vêtements ou sur les murs d’une maison. C’est une maladie qui existait à l’époque du Temple. La Tsaraat frappait l’auteur de médisance = Lachone Harah. Rappelons que le Lachone Harah est le fait de rapporter une parole, même vraie, sur son prochain, cette parole étant susceptible de lui nuire.

En ce moment, nous comptons le Omer. Le principe est clair, nous comptons les jours qui passent en essayant de se préparer à la réception de la Torah à Chavouot.

En effet, à Pessa’h, nous avons reçu un cadeau, une grande proximité avec le Créateur… Mais comme tout cadeau… comme toute chose qui vient sans que cela demande d’efforts de notre part, le risque est grand de perdre ce cadeau.

C’est pourquoi, le chemin pour recevoir la Torah es plus long : 49 jours. Période pendant laquelle nous devons nous élever progressivement et mériter le don de la Torah. Lorsque l’on fait un effort, le salaire, quand on l’obtient, on le garde précieusement.

La Torah, il faut la mériter. On lit donc les Maximes de Pères, les Pirké Avot, et on essaye d’intégrer les principes énoncés afin de parfaire notre comportement. Le but est de devenir un être moral au sens défini par nos maîtres : parfait avec ses semblables, parfait avec le Créateur, et en harmonie avec soi-même.

Un des moyens qui permet de se parfaire est la prière :

La guemara Sota 5a nous rapporte :

Rabbi ‘Hizqia dit que la prière d’un homme n’est écoutée que s’il transforme son coeur en chair (par opposition à la pierre), comme il est dit dans la Haftara qu’on lit à Roch ‘Hodech (ce chabbat on la lira donc) : « Toute chair viendra se prosterner devant Moi, a dit D. » (Isaie 63,23).
C’est seulement quand c’est la chair qui prie que l’on peut venir prier.

Pour être exaucé, il faut mettre du sentiment dans sa prière. Il faut comprendre et penser les mots qui sortent de notre bouche… facile à dire …

Toujours dans Sota 5a, Rabbi Zéra dit que la Torah (verset en entête) n’évoque la guérison que lorsque la CHAIR est malade.

En revanche, plus haut dans le même chapitre (Vayiqra 13,2), la Torah parle d’un homme [Adam] qui est malade, et là le verset ne se termine pas en disant que cet homme guérit.

Le principe est clair, si on se considère mou et fragile comme de la chair, alors on guérit. Si l’on se rabaisse, si l’on est modeste, alors on guérit…
Par contre, si l’on se considère comme un homme fort et orgueilleux, alors on ne guérit pas.

Pour être écouté des hommes et de D., il faut savoir faire profil bas.

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

www.limud.net

D'après Guemara Sota 5a, Editions Sotenschtein.