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לימוד תורה
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Matot et Mass’é 5769

« Vous ne prendrez pas d’argent pour l’âme d’un meurtrier » (BAMIDBAR 35,31).

Le début de la paracha Matot traite des voeux que l’on prononce et de la façon dont on doit gérer ces voeux. Puis la paracha traite de la guerre contre Midiane, le peuple qui avait entraîné une partie des Bné Israel dans la débauche.

La paracha Massé présente les différentes étapes des Bné Israel dans le désert. Et à chaque fois la Torah précise un point de départ et un point d’arrivée, qui se transforme en point de départ … etc.

Puis la Torah présente le cadeau que D. donne à son peuple : la Terre d’Israel. Celle-ci sera répartie entre les 12 tribus. Mais, 48 villes seront données aux Léviim. De même la paracha nous demande de prévoir aussi des villes refuges (pour les meurtriers qui ont tué sans intention de tuer et sans négligence).
Dans la paracha Matot, on trouve aussi le verset en entête.

La guemara Ketouvot 37a pose une question sur ce verset.

Pourquoi me dit-on qu’un meurtrier ne peut pas être passible d’une peine financière. Nous savons déjà qu’il n’existe pas de cumul des peines pour un meurtrier ?

En effet, il est écrit « Et, qu’il n’y aura pas de malheur [peine de mort], il sera puni » Chemot (21,22). On apprend que s’il y a peine de mort, alors toutes les sanctions financières sautent : il n’y a pas de double peine.

A quoi sert donc le verset en entête ?

La guemara nous montre que nous avions mal compris le sens du verset en entête.

La guemara nous répond qu’on apprend du verset en entête qu’on ne peut exempter quelqu’un d’une peine de mort en payant. On ne peut pas soudoyer la justice !

De même le verset d’après, nous apprend que même pour un meurtrier « involontaire », qui doit donc se rendre dans une ville refuge, on ne peut changer sa peine, en argent.
La peine doit être exécutée.

Puis la guemara dans un raisonnement classique explique pourquoi la Torah a besoin de préciser cette même loi pour les deux types d’homicide (volontaire et involontaire).
Si on m’avait dit uniquement que pour un homicide volontaire, on ne peut pas annuler la peine avec de l’argent, j’aurais pu malgré tout croire que pour un homicide involontaire étant moins grave, on peut payer sa peine en argent.
De même, si on m’avait dit uniquement que pour un homicide involontaire, on ne peut remplacer la peine par de l’argent, j’aurais pu croire que pour un homicide volontaire, où l’on va mettre à mort le meurtrier (la peine est plus grave), on pourrait remplacer sa peine par de l’argent.

L’on comprend donc pourquoi la Torah a du donner deux lois apparemment identiques : l’une ne peut se déduire de l’autre.

Une fois de plus nous comprenons que sans Loi Orale, nous ne comprenons rien à la Loi écrite.

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

www.limud.net

D'après Guemara Ketouvot 37b
Editions Sotenchtein