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לימוד תורה
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DEVARIM 5769

« Voici les paroles qu'a dit Moshé à tout Israel, sur la rive du Jourdain, dans le désert, dans la plaine, face à la mer de Souf, entre Parane et Tofel, et Lavane et ‘Hatsérot et DI ZAHAV »
(DEVARIM 1,1)

Le livre de Devarim, le cinquième et dernier de la Torah, est constitué des recommandations de Moshé aux Bné Israel. En effet, le peuple est sur le point d'entrer en Israel, Moshé est sur le point d'être rappelé par D.
Moshé donne donc des conseils, fait des réprimandes pour toutes les fautes qui ont été commises par le peuple dans le désert. Moshé veut que les Bné Israel tirent des leçons du désert afin de réussir leur vie en Israel.

Dans le premier verset de la paracha (en entête), les réprimandes aux Bné Israel sont masquées. En effet, la cite des lieux qui n’ont rien à faire ici (dans le désert), ou même qui n’existent pas (Lavane, Tofel).

Rachi explique que tous ces lieux sont en fait des allusions à des fautes passées des Bné Israel.

Ainsi « Di Zahav » est une allusion à la faute du veau d’or : zahav = or.

La guemara Bera’hot 32a, commente le lieu « Di Zahav » d’une autre façon.

La guemara explique que Moshé s’est adressé au Ciel d’une façon arrogante (sans dere’h erets). Rabbi Yanay explique « Di Zahav » ainsi :

Moshé a dit à D. : Maître du Monde à cause de l’argent et de l’or que tu as déversé sur les Bné Israel, jusqu’à ce qu’ils disent « Day » (cela suffit), ils ont commis la faute du veau d’or.
« Di Zahav » peut aussi se lire « Day Zahav »

Ainsi Rabbi Yanay donne un exemple : le lion « ne fait pas la fête » (hurle, blesse, devient fou…) quand il a mangé de la paille… c’est seulement après qu’il ait obtenu sa ration de viande !

Moshé reproche à D. d’avoir donné l’abondance aux Bné Israel (l’or et les trésors de l'Egypte et de la Mer des Joncs). C’est cela qui a généré le coup de folie du veau d’or.

Cette semaine, c’est aussi le chabbat qui précède le Neuf Av. Prions pour que nous n’ayons plus besoin de pleurer la destruction du Temple, et ses conséquences dont nous souffrons encore aujourd’hui.

Prions pour que le Machia’h vienne. A ce titre, j’invite les lecteurs à lire les introductions du Rambam à la Michna, et au Perek ‘Heleq.
Ainsi, nous comprendrons ce qui va changer au temps du Machia’h. Nous aurons l’abondance et nous saurons l’utiliser à bon escient.

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

www.limud.net

D'après Guemara Bera’hot 32a
Editions Sotenchtein