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לימוד תורה
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VAHET'HANAN 5769 et 9 AV

"Il n’y aura pas d’autres D. devant Moi. (DEVARIM 5,7)
Tu ne tueras pas et tu ne commettras pas d’adultère …(DEVARIM 5,17)"
Cette semaine, nous lirons la Paracha Vaet'hanan, suivie de la Haftara Na'hamou. En référence à la haftara, le Chabbat de cette semaine est d'ailleurs souvent appelé "Chabbat Na'hamou" (consolation), car il suit le 9 AV (destruction des deux temples).

Cette paracha commence avec la prière de Moshé, ou plus exactement ses supplications, ses implorations, pour avoir le droit d’entrer en Terre d’Israel.

Dans cette paracha, la Torah présente un rappel des 10 paroles : la Révélation sur le mont Sinaï.

Parmi les 10 Paroles, nous trouvons trois interdits (versets en entête), dont la profanation a engendré la destruction du 1er Temple, le 9 av : l’idolâtrie, l’adultère, verser le sang.

Le 9 av, le second Temple a aussi été détruit. La cause : la haine gratuite.

Dans Guitin 58a, l’histoire suivante est rapportée :

Il y avait un homme, apprenti menuisier, qui a jeté son dévolu sur la femme de son patron.

Un jour le patron eut besoin d’emprunter de l’argent. L’employé lui dit : « envoie ta femme chez moi [comme coursier] et je te prêterai la somme. »

Le patron envoya sa femme, et au bout de 3 jours elle n’était toujours pas revenue. Le mari se rendit donc chez son employé pour avoir des nouvelles de sa femme.

L’employé informa : « J’ai renvoyé ta femme dès que je lui ai remis l’argent, mais j’ai entendu qu’elle s’est amusé avec des jeunes sur le chemin du retour ». L’apprenti sous entendait que la femme avait trompé son mari.

Le patron demanda : que me conseilles-tu ?

L’employé : suis mon conseil, et divorce de ta femme !

Le patron : Mais elle une Ketouva énorme, je n’ai pas assez d’argent pour divorcer et lui payer sa ketouva.

L’employé : ne t’inquiète pas, je te prête la somme et paye lui sa ketouva.

Ainsi fut fait. Le patron divorça … et bien évidemment la femme se maria avec l’employé.

Mais le patron n’avait pas de quoi payer sa dette. L’employé demanda : vient travailler chez moi comme serviteur.

Le patron s’exécuta. L’employé et la femme étaient assis, ils mangeaient et buvaient, et le pauvre homme leur servait à boire : ses larmes tombaient dans les verres qu’il leur apportait.

La guemara nous dit : A cet instant le décret de destruction du Temple a été signé dans le Ciel.

Explication :
A priori la femme n’avait pas trompé son mari avec l’apprenti menuisier. Il était donc permis pour lui de se marier avec la femme de son patron. L’employé a donc été assez machiavélique, pour faire divorcer son patron … et se marier ensuite … sans enfreindre un interdit de la Torah.

Et malgré tout, le Temple a été détruit pour cela !

L’on apprend d’ici, qu’il y a des choses qui ne sont pas écrites dans la Torah, mais qui sont plus graves que d’autres interdits écrits dans la Torah. L’employé et la femme ont été immoraux, le Temple sera détruit.

Mais si ce n’est pas écrit comment pouvaient-il le savoir ?
C’est simple : nous n’avons pas à faire au prochain ce que l’on ne veut pas qu’on nous fasse.

Dans Baba Metsia on trouve que le Temple a été détruit parce que l’on appliquait la Loi à son minimum.

Mais la Torah exige autre chose de nous. Elle nous demande de réfléchir. C’est trop facile de dire j’ai raison parce que je respecte la Loi à lettre.

En ce qui concerne le comportement envers son prochain, la Torah exige que j’utilise mon intelligence pour faire plus que la Loi.

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

www.limud.net

D’après une dracha que j’ai écoutée de mon Rav
D'après Guemara Guitin 58a
Editions Sotenchtein