"Tu mangeras, et tu seras rassasié et tu béniras l’Eternel ton D., sur la Terre qu’Il t’a donnée.(DEVARIM 8,10)
Cette semaine, nous lisons la Paracha Eqev, comme dans la plupart des parachyot du dernier livre de la Torah, Moshé donne ses recommandations aux Bné Israel.
Le 9 Av est passé, beaucoup d’entre nous sont en vacances… mais le verset en entête nous rappelle de ne pas oublier les bénédictions relatives à la nourriture. Même en excursion, même en voyage, nous devons prendre le temps de nous approprier la nourriture en bénissant.
La guemare Bera’hot 20b nous dit :
Les anges ont questionné le Maître du Monde en lui disant : Dans la Torah, il est écrit que D. ne fait pas de favoritisme (= Yssa Panim), et n’accepte pas de pots de vin (Devarim 10,17, aussi dans la paracha de la semaine).
Et pourtant dans la bénédiction des Kohanim, il est écrit « Que D. élève Sa face (Yissa Panaw) vers toi » (Bamidbar 6,26).
Alors une fois on dit que D. ne fait pas de favoritisme, et une fois on dit qu’Il en fait !?!
La guemara reproduit la réponse de D.
Comment est-il possible de ne pas faire de favoritisme. Je leur ai dit de ne bénir qu’après être rassasié (verset en entête), et eux, même lorsqu’ils n’ont mangé que le volume d’une olive (environ 30 grammes) ou d’un oeuf (un peu moins de 60 grammes), ils bénissent.
En effet, dès que l’on a mangé 30g de pain, nous avons l’obligation de faire le bircat hamazon.
Dans la guemara Roch Hachana, on lève différemment la contradiction entre les deux versets.
D. fait du favoritisme quand il s’agit de commandements qui lient l’homme à D.
En revanche, D. ne fait pas de favoritisme quand il s’agit des commandements qui lient l’homme à son prochain.
Et oui… les jours redoutables approchent … et il faut faire le nécessaire pour être propre avec son prochain.
CHABBAT CHALOM
Stéphane Haim COHEN
D'après Guemara Bera’hot 20b
Editions Sotenchtein