"… Et Il te donnera de la clémence, et tu seras clément, et tu te multiplieras, comme cela a été promis à tes pères."
(DEVARIM 13,18)
Cette semaine, nous lisons la Paracha Réé, comme dans la plupart des parachyot du dernier livre de la Torah, Moshé donne ses recommandations aux Bné Israel, avant que le peuple entre en Israel.
Nous allons entrer dans le mois de Eloul la semaine prochaine, c’est le mois du retour aux sources. Nous devons revenir aux valeurs de nos pères.
sources. Nous devons revenir aux valeurs de nos pères.
Dans la guemara Betsa 32b, Rav Natanbar Ava rapporte au nom de Rav :
Dans l’avenir les Riches (habitants) de Babel descendront au Guehinom.
Comme on le voit à propos de l’histoire de Chabtay bar Marinos.
Ce dernier s’est rendu à Babel et a demandé aux riches qu’on lui prête de la marchandise pour faire du commerce. Les riches on refusé. Chabtay a demandé de la nourriture, de la tsedaqa. On lui a refusé.
Chabtay en a déduit : ces juifs ne sont pas de vrais juifs. Ils descendent du Erev Rav. Ils descendent des égyptiens qui se sont mêlés aux Bné Israel à la sortie d’Egypte.
En effet, il est écrit (verset en entête) : "… Et Il te donnera de la clémence, et tu seras clément, et tu te multiplieras, comme cela a été promis à tes pères." (DEVARIM 13,18).
On en déduit que tout celui qui a pitié, qui est clément avec son prochain, c’est un descendant de Avraham notre père.
Le début du verset dit « tu auras de la clémence », puis ensuite une bénédiction, et la référence à la promesse à nos pères. L’on comprend que la clémence est le signe que nous sommes des descendants de Avraham, Yts’haq et Yaaqov.
Chabtay, a particulièrement insisté sur Avraham, alors que le verset fait allusion à nos 3 pères, car Avraham a ordonné à ses descendants de pratiquer la tsedaqa (Berechit 18,19).
L’on comprend donc pourquoi un juif authentique est un juif clément et miséricordieux.
A l’approche du grand rendez-vous avec le Roi, pour les fêtes de Tichri, et la préparation spirituelle pendant le mois de Eloul, c’est d’autant plus important.
Tout celui qui a pitié, qui est clment avec son prochain, alors D. a pitié de lui, D. est clément avec lui.
CHABBAT CHALOM
Stéphane Haim COHEN
D'après Guemara Betsa 32b
Editions Sotenchtein