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לימוד תורה
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TOLEDOT 5770

« Esaw dit à Yaaqov : donne-moi de ce rouge, ce rouge là [un plat de lentilles]… »
Berechit (25,30)

La paracha Toledot nous raconte une partie de la vie de Isaac et de sa femme Rivka. Au début de la paracha, Rivka met au monde des jumeaux : Esaw et Yaaqov. Ces derniers sont complètement différents : Esaw est un chasseur, un guerrier ; Yaaqov est un homme de Torah.
Dans cette paracha, Yaaqov achète le droit d’aînesse qu’Esaw dédaigne et méprise. A la fin de Toledot, grâce à la clairvoyance de Rivka, Yaaqov obtient toutes les bénédictions de son père Yts’haq, la bénédiction sur l’aspect matériel, puis celle du spirituel.

Dans le verset en entête on remarque que Esaw ne considère pas le droit d’aînesse, ce droit vaut pour lui uniquement « le rouge ». Rachi explique que c’est un plat de lentilles que Yaaqov avait préparé.

En effet, Rachi se sert de la guemara Baba Batra 16b pour nous expliquer que Avraham est mort le jour où se produit cet échange.
Yaaqov avait préparait des lentilles pour consoler son père Yts’haq de la mort d’Avraham.

La guemara Baba Batra 16b rapporte des paroles de Rabbi Chim’one Bar Yo’hay :
Avraham avait une pierre bonne (pierre précieuse ?) pendue à son cou. Tout malade qui la regardait, guérissait. Quand Avraham est mort, D. a accroché cette pierre au soleil.

Le Rachba explique que Rabbi Chim’one Bar Yo’hay nous donne ici une allégorie. Il nous présente un message sous forme imagée.

La pierre précieuse c’est la sagesse, la connaissance. Avraham était un homme sage, qui savait réfléchir (c’est comme cela qu’il a compris que D. existe). Il connaissait toutes les sciences… il connaissait aussi et surtout le Créateur.
Grâce à sa sagesse, il a réussi à ramener, vers le chemin de la croyance en D., de nombreux égarés. Ce sont les malades dont on parle.
Ils étaient malades spirituellement, car ils ne comprenaient pas et ne concevaient pas l’existence de D.
Avraham les a guéris par sa sagesse.

Lorsque Avraham meurt (au début de notre paracha), D. a pris cette pierre et la mise sur le soleil. En effet, Avraham n’a pas de remplaçant, personne n’a sa science pour exposer la vérité aux hommes. D. met donc cette pierre sur le Soleil. Le message est clair.
En étudiant l’astronomie, les astres, leurs révolutions, les différents cycles, je peux réussir à faire ce que faisait Avraham, je peux réussir à percevoir D. et Sa grandeur.

Et c’est l’objectif de toute sagesse, de toute connaissance, arriver au but ultime : la connaissance de D.

Chabbat Chalom

Stéphane Haim COHEN
www.limud.net

D’après Guemara Baba Batra 16b,
Editions Sotenschtein
Et d’après une dracha que j’ai écoutée.